Tu vois, je veux beaucoup. Peut-être tout
L'obscurité des chutes infinies
Et le jeu scintillant de toute remontée
Il en est tant qui vivent et ne veulent rien
Et qui se sentent annoblis
Par les sentiments lisses
De leur repas légers
Mais toi tu aimes tout visage
Qui sert et qui a soif
Tu aimes tous ceux qui se servent
De toi ainsi que d'un outil
Tu n'es pas encor froid et il n'est pas trop tard
Pour plonger dans le devenir
De ton gouffre où paisible la vie se révèle
Rainer Maria Rilke